Japon


Depuis l’enfance, j’ai toujours rêvé de la culture orientale. Je ne savais pas dessiner une maison sans que les toits soient comme les temples japonais ou chinois, c’est-à-dire recourbés vers le ciel ! … Les jardins avec les petits ponts m’inspiraient beaucoup et me semblaient être des endroits idylliques.

La vie a continué sans que jamais l’occasion se présente d’aller au pays de mes rêves…

Mais le reiki a bouleversé tout cela. Une occasion unique s’est présentée et j’ai enfin pu réaliser mon rêve en novembre 2010.

Dix jours au pays du soleil levant ! L’occasion s’est présentée de faire partie d’un groupe de praticiens reiki qui allaient au Japon sur les traces de Mikao Usui. Ce fût pour moi une révélation à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai pu me rendre sur la tombe de Mikao Usui dans les environs de Tokyo. J’ai pu me rendre compte que cet homme avait bien existé… la stèle que ses étudiants lui ont dédié était bien là. Toute la vie de Mikao Usui est inscrite ici ainsi que ses enseignements. Nous avons désormais la traduction de ces inscriptions.

Puis le voyage s’est poursuivi jusqu’à Kyoto, avec l’ascension du Mont Kurama, montagne sacrée truffée de temples anciens datant pour certains de l’an 700. Voici ce que j’ai recueilli concernant le Mont Kurama.

La vallée de Kurama

Le petit village de Kurama se trouve dans une petite vallée au Nord de Kyoto, où il fut longtemps un village de forestiers isolés de tout. Cette vallée est l’une des demeures des dieux, des démons et des héros du Japon. Pour s’y rendre il faut prendre la ligne de train privée Eiden Eizan, depuis la gare terminus de Demachiyanagi, située proche du sanctuaire Shimogamo au Nord du centre ville de Kyoto.
Le trajet jusqu’au terminus de Kurama coûte 410 yens. Lorsque l’on sort de la gare de Kurama, on est accueilli par un personnage étrange à la tête rouge et avec un phallus à la place du nez, Tengu. Puis on traverse la rue principale du village, bordée de magasins de souvenirs, vendant des masques de bois et des spécialités à base d’algues, ainsi que des restaurants, des ryokans et au Nord du village un onsen réputé.

Mais la principale attraction du village est sans aucun doute le Kurama-dera, un ensemble de plusieurs temples qui prennent place sur les flancs du mont Kurama. Le 1er temple a été construit dés 770 par le moine Gantei, du temple Toshodai-ji de Nara, après avoir vu dans un rêve le dieu-gardien Bishamon-ten.

A l’origine ce temple appartenait à la secte Tendai, avant de devenir indépendant depuis 1949, s’étant déclaré comme école bouddhiste Kurama Kyo

Le mont Kurama, culminant à 542 mètres, a été la résidence d’un des premiers dieux du panthéon japonais. Il y a plus de 6 millions d’années, Mao-son, le grand roi conquérant des démons et des esprits de la terre, descendit depuis Venus sur le mont Kurama pour apporter la sagesse à l’homme.
Ensuite le mont devint la résidence de Bishamon-ten, le dieu gardien du paradis du Nord dans le paradis bouddhiste. Le premier temple fut donc construit en 770 par le moine Gantei, mais en 796, le moine chargé de la construction du Toji, eu une vision de Senju Kannon (Kannon aux 100 bras) sur le mont Kurama, et décida de construire d’autres bâtiments donnant plus d’ampleur au lieu.
Mao-son, Bishamon-ten et Senju-Kannon forment ainsi une trinité connue sous le nom de Sonten, ou suprême déité, pour laquelle une prière doit être récitée dans la salle principale du temple.

Du centre du village un escalier monte jusqu’à la porte des gardiens, Nio-mon. L’entrée au temple coûte 200 yens. Là, deux possibilités, soit prendre le petit téléphérique, soit prendre l’escalier de gauche, bordé de lanternes rouges qui monte à l’attaque du mont Kurama.

Après une ascension de quelques minutes on arrive devant un premier bâtiment en bois, qui est en fait un sanctuaire, le Yuki-Shrine, à coté duquel se trouve le monument en l’honneur de Yoshitsune.


Puis le chemin continue à grimper sur les flancs du mont Kurama, et l’on croise de petites sources, des petites statues d’esprits de la montagne, des pierres gravées, et des petits sanctuaires. Puis on arrive au niveau d’une porte, la Chu-mon, qui marque la véritable entrée dans le Kurama-dera.
Après quelques lacets un petit chemin part sur la droite pour atteindre l’entrée de la station de téléphérique, mais surtout une magnifique pagode, entourée de cerisiers, la pagode Taho-to.

Juste sur la gauche se trouve une petite salle, le Komyoshin-den, puis derrière le Honbo devant lequel on peut voir un cône de sable, représentant le cône parfait du mont Fuji.

De retour sur le chemin principal, après un dernier escalier raide, on arrive devant un bâtiment, le Tenporin-do. A l’intérieur on peut admirer une magnifique statue du Bouddha Amida. De plus depuis la terrasse on a une magnifique vue sur la vallée de Kurama. Puis, après un dernier escalier, on arrive enfin sur la dernière plate-forme sur laquelle se trouvent les principaux bâtiments du Kurama-dera.

Les Sanctuaires de la montagne Kurama

Derrière le Kurama Dera un petit escalier part à l’assaut du mont Kurama, au milieu d’une forêt de cèdres et cryptomerias immenses. Le petit escalier grimpe en croisant de nombreuses petites stations marquées par des pierres sacrées ou des petits sanctuaires. Lorsque l’on arrive au sommet du mont, un petit sentier part sur la gauche pour atteindre un sanctuaire de montagne, le Sekurabe Ishi.

Tout autour de ce sanctuaire on peut admirer un phénomène étrange, le Kinone Michi. Ce sont en fait un entrelacs de racines apparentes des cèdres de la montagne. Ces racines appartiennent à l’Osugi Gongen, un vieux cèdre qui serait la réincarnation de Mao-son. Ce serait là que Mikao Usui serait venu faire sa retraite de 21 jours. Nous nous sommes arrêtés dans ce petit temple, avons mis de l’encens et avons récité les cinq préceptes du reiki en japonais. L’émotion et la ferveur étaient grandes.


A partir de là, le chemin redescend vers la vallée de Kibune. Mais on croise encore deux autres sanctuaires de montagne.

Le 1er est dédié en l’honneur de Fudo, le conquérant des enfers, c’est le Sojoga dani Fudo-do. Ensuite après quelques autres lacets du chemin, et quelques grosses racines apparentes, on arrive au dernier sanctuaire de montagne, le Okunoin Mao-den.

Ce sanctuaire est le plus sacré de la montagne car c’est ici que Mao-den aurait touché terre en descendant de Venus.

Enfin après encore une descente très raide on arrive à la porte Nishi-mon qui marque la sortie du temple. Un petit pont rouge traverse la rivière et donne sur le
petit village de Kibune.

Après le mont Kurama, le voyage nous a emmené visiter de nombreux temples bouddhistes et shintoïstes n’ayant pas de rapport avec le reiki. Mais ce fût un émerveillement de voir ces nombreux temples et leurs immenses statues de bouddha Le temple des mille toris ( 1000 statues dorées alignées). Je ne peux ici vous compter tous les détails de tous ces temples, mais quelques photos vous donneront une idée.

Je suis revenue avec toutes ces merveilles dans les yeux et aujourd’hui encore j’en garde un souvenir impérissable.